Réalisateur : Clint Eastwood
Scénario : Nick Schenk, basé sur un article de Sam Dolnick dans The New York Times Magazine intitulé The Sinaloa Cartel’s 90-Year-Old Drug Mule

Musique : Arturo Sandoval
Production : Clint Eastwood, Dan Friedkin, Bradley Thomas, Tim Moore, Kristina Rivera et Jessica Meier
Sociétés de production : Malpaso Productions, Warner Bros. Pictures et Imperative Entertainment (coproduction)
Sociétés de distribution : Warner Bros. Pictures (États-Unis, France)

Pays d’origine : États-Unis
Genre : drame biographique
Durée : 116 minutes

 

Synopsis

Earl Stone, vétéran de la Guerre de Corée et ancien horticulteur, est aujourd’hui âgé de 90 ans. Endetté jusqu’au cou et sans perspective réelle d’emploi, il accepte un « job » particulièrement facile et lucratif : celui de chauffeur. On lui demande seulement de faire du transport de drogue avec l’aide de son pickup, pour le compte d’un cartel de la drogue mexicain : un go fast apaisé, pense-t-il. Mais alors que ses factures passent au rayon des mauvais souvenirs, le poids de son passé refait surface : aider la famille, et les amis… Et il va falloir faire vite, car Colin Bates, agent de la DEA, se met à traquer ce passeur efficace.

Mon avis

On a beau dire, en bien ou en mal de Clint Eastwood, c’est un cinéaste à l’ancienne, hors des normes actuelles et sans effets.

Clint Eastwood, aime paraître plus fai­ble et croulant qu’il n’est. Ses prouesses n’en sont que plus payantes. A maintenant 88 ans, il incarne Earl, un papy tout ce qu’il y a de plus aimable en apparence, ayant une cour d’amis. Proche de sa petite-fille, il s’est, en revanche, brouillé avec son ex-femme et leur fille, qui lui reprochent de les avoir totalement négligées au profit de son travail d’horticulteur, la passion exclusive de sa vie.

Menacé de saisie. brutalement à court d’argent, il accepte de faire le chauffeur pour transporter une cargaison illicite dont, au ­début, il ignore (ou feint d’ignorer) le contenu. La livraison, très rentable, tout se déroule si bien que le cartel mexicain l’ayant recruté fait de nouveau appel à lui. il devient le passeur de drogue (« La mule »).

Clint Eastwood, fait partie de ces rares cinéastes qui refuse les caméras numériques pour ses tournages, comme peu le font encore parmi ses collègues.

Pour la mule, il choisit une teinte de l’image, presque grisâtre, qui place vraiment l’histoire autour d’Earl, le côté vieilli et terne de ce vieil homme et transcrit dans cette teinte pale.

Tous ses déplacements ­incessants ressemblent à une sorte de purgatoire, malheureusement, Eastwood cabotine à l’extrême en se filmant en boucle soit en train de chanter, de conduire, de danser…etc. Quant à ses répétitives et lourdes allusions sur les valeurs familiales très « made USA », on en est vite lassé ( son côté réac).

Sinon, un très bon jeu d’acteur et mise en scène implacable, sauve le film, les longueurs sont quasiment une signature de Clint Eastwood, donc pas surprises de celle-ci.
Voilà encore un film qui ne laissera personne indifférent, d’une manière ou de l’autre.

Déjà en salle.

La mule - The New York Times
La mule – The New York Times

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