Oyé Oyé lecteurs aguerris !

L’article d’aujourd’hui portera sur le festival nippon le plus connu au monde: le Gion Matsuri.

Se deroulant dans le quartier de Gion (préfecture de Kyoto), le Gion Matsuri est l’un des trois grands festivals du Japon avec Tenjin Matsuri (天神祭)(Osaka) et Kanda Matsuri(神田祭)(Tokyo).

 

Histoire:

Au cours de la période des « Ritsuryô » (750-850) et des années qui suivirent, la principale rivière de Kyoto, la Kamo-Gawa (鴨川), littéralement « la rivière aux canards », connu de nombreuses et violentes crues durant les saisons des pluies du mois de juin.

Les étendues d’eaux stagnantes résultant des crues étaient la cause, lors de l’été, d’épidémies faisant de nombreuses victimes parmi la population.

La croyance populaire de l’époque voulait que toutes les catastrophes naturelles (séismes, tsunami, éruptions volcaniques..) soient dues à une malédiction des âmes des morts brutales. C’est ainsi qu’en 869 le Gion Matsuri, à l’origine goryō-e (御霊会rite d’exorcisme et d’apaisement des âmes courroucées), est né. L’Empereur de l’époque décidant d’organiser des rituels sacrés afin d’apaiser les kami (dieux) en colère.

Le 17 juillet, jour du Shinkōsai (神幸祭), trois divinités étaient déplacées en palanquin jusqu’à un o-tabisho (お旅所) où ils résidaient jusqu’au 24 juillet, jour de la fête du Kankôsai (還幸祭), ils retournaient alors dans leur sanctuaire. Les processions de chars se divisaient alors en deux événements, l’un le 16 juillet pour inviter les dieux à sortir, et le 25 juillet pour remercier les dieux de leur visite, la deuxième procession ayant depuis disparue.

Aujourd’hui encore le festival perpétue la tradition en désignant chaque année un jeune garçon de la région en tant que messager divin. À ce titre, l’enfant ne peut fouler le sol entre le 1 et le 17 juillet, jour du festival, où il paradera en ville.

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Les festivités:

Inscrit, à l’Unesco, en 2009, au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, la cérémonie des chars du festival de Gion se tient du 1er au 29 juillet près du sanctuaire de Yasaka-jinja. Les trente-deux charsYamahoko, véritables œuvres d’art ambulantes, sont exposés dans la ville, visibles par tous. Les Kyotoïtes distinguent les Yama et les Hoko : les vingt-trois yama dépeignent la mythologie japonaise à travers sculptures, costumes et draperies; les neuf hoko, qui peuvent atteindre huit mètres de haut, sont décorés de fines tapisseries anciennes.

Après deux semaines d’exposition, les Yamakobo sont illuminés les nuits du 14, 15 et 16 juillet, lors du festival Yoiyama. Durant ce festival Yoiyama, les habitants ouvrent leur portes au public pour montrer leurs plus beaux objets d’art. Cette coutume est également appelée Byobu Matsuru ou « le festival du paravent ». Il s’agit là d’une chance unique de pénétrer et d’admirer les maisons traditionnelles de Kyoto.

Le clou du spectacle survient le 17 juillet, lorsque les chars transportant musiciens, artistes et personnages importants, paradent aux côtés des Japonais en yukata (léger kimono en coton) sur fond de musiques traditionnelles. Avec en tête, le Naginata Hoko, char le plus spectaculaire, marquant le retour du « Chigo », jeune garçon ayant incarné la divinité kami pendant les  premiers jours du festival.

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Maiko

Source images:
https://blogs.yahoo.co.jp/shigeto1953/33631406.html
http://yobun.eklablog.com/gion-matsuri-a125680820

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